Observatoire de la régionalisation

22/04/2013

5 propositions pour améliorer l’usage des réseaux sociaux en santé

L’Observatoire de la Régionalisation développe cette année une plateforme de propositions, enrichie par les réflexions de groupes de travail. Le 21 mars 2013, le Groupe de Travail « Information et Formation des patients » se réunissait autour du thème : « Réseaux sociaux et santé, quelles opportunités pour les acteurs ? ».

Les échanges et les débats du Groupe de Travail « Formation et Information des patients » de l’Observatoire de la Régionalisation ont permis de révéler un certain nombre de réflexions pour relever le défi que proposent les réseaux sociaux, celui d’un équilibre entre une opportunité pour chacun des acteurs et le risque d’informations contradictoires qui détériorent les liens entre les acteurs.

Proposition 1 : Former les professionnels de santé à l’usage des réseaux sociaux et les encourager à s’emparer de ces outils

Les réseaux sociaux font aujourd’hui partie de l’environnement naturel des patients comme des professionnels de santé. Si les patients l’ont bien compris et se sont saisis de ces outils, les professionnels de santé sont en net retard. La formation des professions médicales devrait donc intégrer l’utilisation des réseaux sociaux et des outils numériques en général.

Proposition 2 : Inciter les institutions à se saisir des informations disponibles sur les réseaux sociaux par la mise en place de veilles

Les institutionnels investissent des sommes considérables dans des outils qui ne sont pas ou peu utilisés par les patients. La démocratie sanitaire est systémique en France, elle se fonde sur la représentation syndicale, la représentation des patients, la représentation des élus. A coté, les mêmes patients se saisissent des réseaux sociaux pour s’informer, s’éduquer et s’exprimer. Il s’agit donc de sensibiliser les tutelles à l’opportunité que représentent les réseaux sociaux non seulement en proposant des espaces d’expression (réels ou virtuels) mais aussi en saisissant les informations disponibles sur certains réseaux sociaux de qualité.

Proposition 3 : Construire des guidelines sur l’utilisation des réseaux sociaux (bonnes pratiques)

L’information fourmille sur le web et sur les réseaux sociaux. Il est nécessaire de construire des guidelines sur la façon d’aller chercher et d’utiliser l’information : les associations de patients pourront relayer les bonnes pratiques à adopter dans leurs domaines respectifs. Ces bonnes pratiques ont besoin d’être construites et surtout largement diffusées, y compris au travers d’ateliers d’éducation thérapeutique.

Proposition 4 : Créer des réseaux sociaux de proximité pour renforcer le lien social et diffuser l’éducation thérapeutique

Si les réseaux sociaux sont créateurs de lien social, un équivalent à l’échelle locale permettrait de renforcer cette proximité. La création de communautés locales de patients via des outils électroniques de communication rapprochant des patients atteints d’une même pathologie, soignés dans un même secteur, voire dans un même établissement, serait bénéfique à deux égards. Ces outils devraient être assez faciles d’usage et légers pour être utilisés sans trop de coûts par des équipes éducatives qui manquent de temps et qui peinent à rassembler les patients sur un même site.

Proposition 5 : diffuser des éléments d’information sur la cartographie des acteurs pour faciliter l’accès aux soins

La difficulté d’accès aux soins réside non seulement dans un problème de répartition des professionnels de santé sur le territoire mais aussi dans une méconnaissance des patients de l’offre de soins présente autour de chez eux. Des outils simples présentant une cartographie territoriale des acteurs participerait à faciliter l’accès aux soins.
Aucun acteur n’est légitime pour changer le système de santé. C’est ensemble qu’un mouvement est possible. Les réseaux sociaux constituent une chambre d’écho des attentes des acteurs. Il faut catalyser cette information pour proposer des évolutions. Mal utilisés, les réseaux sociaux peuvent menacer l’équilibre et le fonctionnement du système de santé. Mais si les bonnes pratiques  des réseaux sont respectées, ceux-ci peuvent devenir un vecteur considérable de démocratie sanitaire, à l’initiative des acteurs.

Pour plus d’information sur l’implication des réseaux sociaux en santé, vous pouvez également consulter le mémoire de Michèle Weber, Directrice de la Mission Accès aux Soins Hépatite C en régions chez Janssen, membre de l’Observatoire de la Régionalisation : « De la santé 2.0 à la santé participative : Impact et rôle du « Webacteur » en santé  »

One Response

  1. Séverine dit :

    Observatoire très concis et intéressant !

    Nous développons des réseaux sociaux professionnels, fédérant les métiers de la santé. La sécurité et la confidentialité de nos réseaux sont des enjeux considérables.

    Au plaisir de pouvoir échanger avec vous !

    Séverine de SanteConnect

Poster un commentaire


quatre − trois =