Observatoire de la régionalisation

18/04/2012

Entretien avec Gérard Duru, professeur à l’Université de Lyon I, membre du conseil de surveillance et du conseil scientifique de l’ARS Corse et membre du comité stratégique pour la construction du nouvel hôpital d’Ajaccio

La loi HPST modifie en profondeur l’organisation du système de santé. En passant des ARH aux ARS, la Corse a gagné son autonomie par rapport à la région PACA. Au delà de cette évolution, le caractère insulaire, le relief ou les caractéristiques socio-économiques des habitants sont autant d’éléments singularisants de la Corse. Gérard Duru, professeur à l’Université de Lyon I et membre du conseil de surveillance et du conseil scientifique de l’ARS Corse, évoque les besoins de prise en charge sanitaire.

En matière de santé, la Corse doit composer avec de nombreux éléments qui compliquent la prise en charge sanitaire de la population. D’une part, le caractère insulaire engendre de nombreuses spécificités, d’autre part, la situation économique des habitants est plutôt défavorable et s’en ressent dans l’état de santé constaté. Il en résulte une politique régionale de santé singulière. Si, comme partout, le PSRS mentionne les exigences de réduction des inégalités, de fluidité du parcours de santé, ou encore de construction concertée avec les usagers, il axe aussi l’action de l’ARS Corse sur l’autonomisation des soins sur l’île.

Le passage des Agences Régionales de l’Hospitalisation (ARH) aux Agences Régionales de Santé (ARS) a profondément modifié l’organisation de la santé en Corse puisque, de deux territoires de santé calqués sur les départements et rattachés à la région PACA, la région est passée à un seul et unique territoire de santé regroupant les territoires de Corse du Sud et Corse du Nord et rattaché à une nouvelle agence autonome : l’ARS de Corse.

 

 

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